Les Serious Games et l’écologie
La planète est en danger, l’homme a perdu le contrôle de sa destinée et est en train de détruire le monde qui l’a vu naître…heureusement des développeurs créent des jeux pour nous sensibiliser aux problématiques environnementales.
De nombreux projets ont ainsi été réalisé de la part de différents acteurs, dans le cas de “Clim Way” ce sont des partenariats publiques, “Les Harmonyculteurs” viennent de l’initiative des gâteaux Lu et “Green Farm” a été produit par un éditeur de jeux vidéo classique. Cet engagement pour la protection de la nature est bienvenue et chacun de ces jeux propose des approches différentes du serious game, en tentant de sensibiliser les pollueurs que nous sommes à la protection de l’environnement.
Des Farm-like dans un décor green
C’est le chemin qu’ont emprunté « Green Farm » de Gameloft et « Les Harmonyculteurs » de Lu.
Calibrés pour une population jeune qui cherche à s’amuser avec une copie de Farmville, ces social games se situent dans un univers où les sangliers sont méchants, les abeilles gentilles et manquent donc cruellement d’originalité. Néanmoins ces créations ont le mérite d’avoir plus de sens que la vieillissante ferme de Zynga.
Des SimCity-like ancrés dans la réalité
Ces jeux tendent directement vers la simulation/gestion à l’instar de “Clim’ Way” (autrefois Clim’ City) et de “EnergyVille” de Chevron.
Bien plus complexes que les jeux précédents, ces créations sont de purs serious game, destinés aux joueurs désireux de mieux comprendre les enjeux climatiques et également prêts à passer du temps à lire pour sauver la terre.
Toutefois, une tendance domine dans ces green games : la simulation. A croire que sensibiliser les joueurs au développement durable impose ce genre. Ce type de gameplay est certes efficace pour rester crédible, mais se révèle justement bien trop sérieux. C’est le défaut de la majorité des serious games, qui semblent irrémédiablement attirés par le besoin de faire du texte et de se concentrer uniquement sur le côté éducatif…en négligeant complètement le fun. Un projet comme “GreenGo” est rempli de bonnes intentions, mais ce social game n’est qu’une lourde to do list manquant foncièrement d’intérêt !
Proposer plus que des leçons
Il est primordial de capter l’attention du joueur en l’amusant, car une une fois qu’il est impliqué, transmettre des informations et des valeurs fortes est plus aisé. Inutile d’aller jusqu’à rechercher la poésie et la métaphore d’Okami; dans cette œuvre, le joueur dessine des arbres, redonne vie à des champs pollués par des démons avec un pinceau magique.
J’ai ainsi retrouvé un documentaire interactif “Voyage au bout du charbon”, réalisé pour le Monde en 2008. Le joueur se met dans la peau d’un journaliste qui part enquêter dans les régions minières de Chine : il choisit son trajet, ses interviews, son histoire. Certes, le gameplay est un peu vide, le jeu trop court. Mais en y apportant quelques concepts importées de Heavy Rain cela peut aboutir à des jeux efficaces, impliquants, émotionnels et surtout transmettant des valeurs et des idées, ce qui à mes yeux est bien plus puissant qu’un pavé sur l’injection de CO2 dans le sol.
Pour jouer insouciant : Green Farm
Pour jouer très sérieusement : Clim’ Way
Pour jouer émotionnellement : Voyage au bout du charbon
WTF ?





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