Gamification, advergame, social gaming : quelles différences ?
L’utilisation de ces mots a pris une réelle ampleur l’année dernière si bien que la frontière entre un advergame, la gamification et le social gaming devient floue. Mais une notion les relie tous : le jeu. Pour bien commencer 2012, voici un récapitulatif de ces mots à la mode qui sont souvent mal employés.
Gamification
La gamification est l’utilisation de techniques et de mécaniques issues du jeu vidéo pour faciliter l’adoption d’un service et améliorer sa fidélisation. On pense donc aux logiques de points, d’objectifs, de badges qui sont présents sur de nombreux sites web ou services mobiles comme Foursquare. Mais c’est réduire le jeu vidéo à bien peu de choses que de le limiter à ces mécanismes. Dans un jeu, le passage d’un niveau à un autre représente l’aboutissement d’un apprentissage. Exemple : je viens de combattre un dragon donc je gagne un niveau et le badge « chasseur de dragons ». Le fait de gagner des points ne suscite aucune émotion s’il n’est pas mis dans un contexte interactif fort, d’où de nombreuses dérives qui conduisent à la création de programmes de fidélisation labellisés « gamification », délaissant complètement le contenu alors que c’est justement lui le cœur du projet !
Pour comprendre les défis et les problèmes que pose la gamification, expliquant pourquoi FourSquare se révèle vite ennuyeux, je conseille de feuilleter cette excellente présentation qui intègre game design, fun et apprentissage :
Advergame
L’advergame est un jeu vidéo qui porte les valeurs et les messages d’une marque. C’est une publicité interactive. L’advergame a plus de 30 ans mais n’explose réellement que depuis quelques années avec la démocratisation du web et des smartphones. Il peut prendre les formes les plus simples (un tetris) aux plus complexes comme des jeux transmedia ou des social games. L’advergame peut être considéré comme une gamification de la publicité qui, pour toucher un public digital lassé par le discours à sens unique des spots TV, se tourne vers des formes de communication plus distrayantes.
In game advertising
L’in game advertising se rapproche plus des partenariats télévisés classiques. La chaîne possède l’audience et les émissions, la marque achète de l’espace pour s’y afficher.
Jusqu’à récemment, les marques se contentaient de s’afficher dans un univers, à l’image de Sprite dans Splinter Cell. Mais avec les audiences que regroupent les mondes virtuels comme Habbo ou des social games comme CityVille, les développeurs essaient d’intégrer les marques de manière plus poussées en proposant des objectifs ou des objets à gagner à leur effigie, comme une mission permettant de gagner des bâtiments Best Buy dans CityVille.
Social Gaming
Le phénomène du social-gaming a permis d’élargir le public des joueurs de jeux vidéo en profitant de l’audience des réseaux sociaux et plus particulièrement de Facebook. Ces jeux sont principalement des simulations de gestions, des jeux d’objets cachés ou des puzzles games. L’âge moyen du joueur de social games est de 43 ans et près de la moitié des internautes américains y a déjà joué, ce qui représente près de 98 millions de joueurs. Ce sont des joueurs occasionnels dit « casual gamers». Pour donner une idée de la masse d’utilisateurs que peuvent atteindre ces jeux, CityVille avait dépassé les 100 millions de joueurs peu après son lancement et possède actuellement 50 millions de joueurs. Joueurs qui sont d’ailleurs majoritairement des joueuses…




Merci pour les bonnes définitions. C’est important de bien faire la distinction de chaque car la confusion est très souvent faite.
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Merci
[...] advergames sont utilisés par de nombreuses marques dans leur stratégie digitale et l’essor des smartphones [...]