Le social gaming s’émancipe-t-il vraiment de Facebook ?
Zynga, Kabam… ces start-ups ont connu le succès grâce à Facebook, y possèdent des millions de joueurs mais cherchent de nouveaux relais de croissance tout comme plus d’indépendance. Mais réussissent-elles vraiment à couper le cordon qui les relie au réseau social ?
Zynga.com : le site de jeu
Lancé en parallèle de sa mise en bourse, Zynga propose de jouer à CityVille, Castleville & co sur Zynga.com. Le joueur retrouvera donc la même partie/ville, qu’il soit sur zynga.com ou facebook.com. Problème : la plate-forme de Zynga est clairement moins attrayante que Facebook car un utilisateur habitué à jouer au sein du réseau social n’y retrouvera pas tous ses amis ni les fonctionnalités du site web (photos, vidéos, flux d’actualité…) ce qui handicape la fidélisation. Ce site de jeu semble plus être un site servant Zynga dans ses négociations avec Facebook, afin de dire «si vous devenez trop gourmand, nous partons » et à rassurer les investisseurs. Mais comme le développeur de jeu génère 15% des revenus du réseau social…ni l’un ni l’autre ne désirent lancer de procédure de divorce.
Kabam propre plate-forme
Le développeur de jeux sociaux orienté « hardcore gamers » suit exactement le même chemin que Zynga : ses créations sont jouables sur le site kabam.com. Cependant Kabam possède moins de joueurs et ne génère pas autant de revenus que le studio de Mark Pincus. Il cherche donc de vrais relais de croissance auprès de sites de jeux comme Kongregate. Actuellement, aucune de ses créations n’a encore été portée sur des sites autres que Google Games et facebook. En effet Kongregate a déjà de nombreux jeux similaires à sa disposition. Qu’importe, en attendant Kingdom of Camelot connait le succès sur iPhone !
Draw Something sur mobiles
La plus impressionnante progression d’un jeu iPhone depuis Angry Birds, Draw Something est devenu un phénomène en quelques semaines. Après avoir échoué à racheter Rovio (le studio à l’origine de Angry Birds), Zynga s’est décidé à ne pas rater le coche et a racheté les créateurs de Draw Something pour 200 millions de dollars. La véritable croissance ne serait-elle pas sur mobile ?
Le social gaming, le dating et la géolocalisation
Les jeux les plus rentables sur iTunes sont tous des jeux aux mécaniques de social-games : Kingdom of Camelot, Lords & Knight, DragonVale, L’âge de glace : le village…. Des jeux qui se sont émancipés de Facebook mais dont la majorité ont gardé les fonctionnalités : inscription, invitation d’amis, partage des scores. Difficile de faire décoller son application sans les fonctionnalités virales de facebook !




Le site de Zynga a, au contraire, beaucoup d’intérêt pour les joueurs : il y est en effet rendu très simple de s’y connecter avec d’autres joueurs Zynga, sans en faire d’amis Facebook, et de pouvoir faire ainsi beaucoup d’échanges très facilement. Fini le spamming de ses vrais amis pour tenter d’en convaincre !
Par contre, il n’est pas possible de se créer un compte pour jouer, on doit forcément passer par FB, et c’est un souci pour les enfants, par exemple. Du coup, l’indépendance n’est pas vraiment là.