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La vraie différence entre les casual et les hardcore gamers

Aucun joueur ne nait hardcore gamer : nous débutons tous un nouveau jeu comme un casual gamer puis au fil de notre implication dans le jeu,  nous devenons des hardcore gamers. C’est un des enseignements de «Double Coding : Making Online Game for both the casual and the hardcore» l’une des conférence de l’édition 2012 de la Web Game Conference.

Votre grand-mère peut être une hardcore gamer

C’est ce point de vue qu’a défendu Damion Shubert (qui a travaillé sur le MMORPG StarWars : The Old Republic”), en expliquant que tous les jeux pouvaient posséder des hardcores gamers : un puzzle game, les Sims… Ce n’est qu’une question d’implication. En revanche, un hardcore gamer ne peut pas être hardcore dans plus de deux jeux, par manque de temps tout simplement.

Non le hardcore gamer n'est pas (toujours) comme cela

Le casual devient  hardcore en plusieurs étapes

  • Casual : création du personnage, premières quêtes et découverte du monde proche
  • Intéressé : quêtes plus longues, participation au chat, premiers match joueur contre joueurs
  • Impliqué : joueur de haut niveau, intègre des petits groupes, crée ses propres objets dans le jeu (armes, vêtements, pêche)
  • Dévoué : participe à des instances, intègre des groupes de 10 personnes, rejoint une guilde
  • Hardcore : réunit des groupes de 25 personnes, rep grinding (combattre pour gagner des points de gloire), joueur contre joueurs de haut niveau, fait du modding

Du casual au hardcore dans les Sims

Tout au long de ce parcours, le joueur passe par des cycles : il deviendra dévoué durant quelques semaines, pour redevenir intéressé puis enfin devenir hardcore.

C’est avec ce prisme qu’il faut aborder la conception de jeu en cherchant à toujours contenter les deux types de joueurs : hardcore et casual. Ce que Damion Shubert appelle le double coding. Ce terme est généralement utilisé pour des dessins animés s’adressant aux parents et aux enfants comme les films de Pixar. Dans le cas d’un jeu vidéo, il est utilisé pour définir un jeu qui plait aux casuals et aux hardcore gamers, comme World of Warcraft. Toute la difficulté est de trouver un juste équilibre pour ne pas dégouter le joueur : «Je n’arrive pas à battre ce boss ? Tant pis je vais aller forger une armure plus puissante pour mon avatar» et ainsi prendre garde à ce que la dose frustration ne dépasse jamais la dose de fun.

Le hardcore gamer peut être très âgé

Enfin, on pourrait penser que le but de chaque développeur est de transformer tous casual en hardcore, mais ces «classes» ont chacune leur utilité : les premiers apportent la masse, les seconds apportent l’élitisme, un peu comme des rockstars que tout le monde cherche à imiter. Encore une fois, tout est question d’équilibre.

6 commentaires pour “La vraie différence entre les casual et les hardcore gamers”

  1. Cette définition du hardcore gamer est-elle créditée?

    D’un point de vue conception de jeu peut être (et encore, je pense que ça dépend des écoles de pensée…), mais le “symbole” du hardcore gamer est quand même bien différent:

    1. Le vrai hardcore gamer, ceux qui cherchent le “first”, ceux qui mettent en place une structure organisationnelle, des outils pour évoluer toujours plus haut et plus vite. La conférence avec l’ex guild master des Millenium apportait une vision plus proche du terrain, à mon sens, du terme hardcore gamer (défini par l’ancien gm lui-même).

    2. Le hardcore gamer dans la pensée collective des joueurs (donc une autre nuance que celle donnée par les game designers peut être): un joueur qui joue beaucoup, et qui cherche à obtenir un niveau de jeu élevé.

    N’importe quel joueur, vétéran en général, et qui est capable de s’approprier des compétences de jeu rapidement sur n’importe quel type de jeu, peut être considéré dans cette catégorie.
    Cette définition est bien expliquée par l’ex gm des Millenium, qui lui considère que même les gros joueurs sont en fait la plupart du temps des “casuals gamers”, si on prend comme référentiel ses critères pour définir les types de joueurs (et c’est cohérent).

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    Si je prends le cas du volley ball (mais j’aurais pu prendre le foot, je connais moins bien, donc je ne m’y aventurerai pas). En France, il y a beaucoup de niveaux différents:
    * Tout en bas: le loisirs, les joueurs savent à peine les règles du volley ball, ils touchent la balle (ça ressemble plus à un ballon prisonnier d’ailleurs).
    * Tout en haut: les pro A, les joueurs y sont payés comme des sportifs de haut niveau.
    * Au milieu: niveau départemental, régional, national…tout cela subdivisé en 1, 2, 3 (départementale 3, 2, 1 > régionale 3, 2, 1, etc…)

    Où se trouve le hardcore volleyeur? Peut-on considérer dans la définition de ce billet, que les hardcore gamers ne sont que les pro A?

    Pour la plupart des volleyeurs “normaux”, les hardcore volleyeurs sont au niveau national (à cheval entre la nationale 3 et la nationale 2 je dirais).
    En gros, ce sont des joueurs qui ont un très gros niveau, qui y jouent beaucoup de temps…mais qui sont quand même en-dessous de la pro A.

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    Donc j’ai envie de dire que le titre: la “vraie” différence entre les hardcore et casual gamers manque d’une mention “selon monsieur ….”).

    Ou peut être que je dis des conneries ^^.

  2. Hello !
    Tes tirades me manquaient et je suis ravi de savoir que tu lis toujours ce blog ^^.
    As tu lu que j’ai précisé “C’est ce point de vue qu’a défendu Damion Shubert ” ?

    Sinon je ne comprends pas tout à fait tes propos car c’est exactement ce qui est écrit dans l’article, mais de manière différente. De plus cette version du hardcore est adapté pour la conception de game design.
    Pour ton exemple du sport, je ne ferai que reprendre ce qui est écrit : c’est quand ce hobby remplace tous les autres hobbies, une personne ne peut être hardcore que dans quelques domaines… sinon cela s’appelle un génie.

  3. Erf, t’es rapide :P . Je ne pensais pas que la réponse viendrait aussi vite.

    Oui j’ai bien vu que c’était l’avis du monsieur Shubert ^^, c’est juste qu’en lisant le titre ce n’est pas vraiment ce qu’on comprend (et ça me fait penser à certains articles web du “Le Monde”…un titre accrocheur mais non nuancé ^^, alors que l’article ne fait état que cette nuance).

    Pour corriger mon propre commentaire, l’ex gm des Millenium parlait de “core gamers” (et non que des hardcore vs casual).

    Et aussi, pour te répondre, la définition du Mr Shubert vient contredire un article (je me demande s’il n’est pas de vous d’ailleurs) sur le fait que les hardcore gamers jouent aussi sur Facebook, mais à plusieurs jeux en même temps. (en contradiction avec “En revanche, un hardcore gamer ne peut pas être hardcore dans plus de deux jeux, par manque de temps tout simplement.”).

    Pour finir, en relisant l’article, je me dis que mon commentaire n’a pas vraiment de sens, il n’y a pas débat, l’article précise bien les points de vue et ne prend pas position, c’est moi qui ai lu trop vite en diagonale :P .

  4. Un peu de titres accrocheurs ne font pas de mal si le contenu suit derrière, je préfère quand les billets sont lus !

    Sur Facebook, un joueur “tourne” entre différents jeux pour une autre raison : au bout de 15 minutes, tu grilles tout tes points d’actions, donc tu vas sur d’autres jeux en attendant la recharge. Donc forcément plus de jeux.

  5. Je pense aussi que la difference entre jeux casuals et hardcore n’a pas vraiment de raison d’etre, puisque c’est avant tout la facon de jouer qui peut etre casual ou hardcore, plus que le jeu lui-meme. Par exemple, la plupart des gens qui jouent encore a Farmville aujourd’hui sont tres certainement hardcore dans leur facon de jouer : ils doivent y jouer plusieurs fois par semaine depuis plusieurs annees, ont probablement une liste d’amis specifique au jeu, suivent les forums specialise ou y interviennent meme, etc.

    Par contre la limite de 2 jeux hardcore par personne semble un peu arbitraire. Certaines personnes disposent de beaucoup de temps libre, et a part pour les MMORPG, on peut jouer a un jeu de facon hardcore sans forcement y passer des heures chaque jour.

  6. oui la limite de deux est arbitraire même si l’on fait une moyenne on doit être dans le juste, c est possible de jouer à une dizaine de social games, en revanche, jouer à haut niveau à WOW + Guild Wars+ League of Legends + Diablo, je pense que ce n’est pas possible, un peu comme un sportif qui voudrait être professionnel au tennis, à la natation, au judo…

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