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La semaine dernière Facebook a déclenché une vague d’indignations pour avoir manipulé des centaines de milliers d’utilisateurs. Pourtant Facebook gère juste sa base utilisateurs comme un Blizzard ou un Zynga qui eux ne subissent pas les mêmes reproches.

 En effet un éditeur de jeux vidéo réalise le même type de tests avec ses joueurs. L'industrie du jeu vidéo crée son produit autour du joueur et de nombreuses entreprises s’inspirent de cette approche pour concevoir leurs services, c’est de la « vraie » gamification.

Les serious games éduquent ou sensibilisent mais servent rarement à connaître l’opinion des citoyens. C’est pourtant le cas du jeu sérieux « Imaginez votre parc » conçu par Digiworks pour la Créa, la métropole Rouen-Normandie. En effet la métropole souhaite impliquer les citoyens dans la conception de ce nouveau parc situé au coeur de Rouen. Ainsi ce serious game est un outil de sondage tout comme un outil de communication. Cliquez ici pour jouer !

Nous répondons régulièrement à des appels d’offre pour concevoir des serious games, ce sont des projets complexes et passionnants à mettre en place. En effet, le cahier des charges de ces jeux sérieux demande de jouer à l’équilibriste entre jeu et sérieux. Mais pour se rassurer et convaincre en interne, nous recevons en majorité des cahiers des charges exigeant clairement 90% de sérieux. Car jouer c’est mal. Si bien que l’on penche plus sur de l’e-learning que sur du serious game. Pourtant “Un jeu est une activité de résolution de problèmes, approchée avec une attitude joyeuse”. L’apprentissage est naturellement une des composantes d’un jeu vidéo. C’est pourquoi nous utilisons désormais l'expression "serious fun games". Les jeux sérieux ennuyeux ont fait trop de mal à notre métier. Un jeu se doit d’être fun, c’est dans sa définition.

Le mouvement anti-google glass prend de l’ampleur chaque jour : bars interdisant le port de Google Glass, personnes agressées, produit ridiculisé à la télévision (Google Glass targeted as symbol by anti-tech crowd). En première ligne de mire, la capacité de ces lunettes à filmer sans en informer son entourage. Pourtant en 2014, un smartphone, une Go Pro ou un drone offrent cette fonctionnalité sans souffrir du même rejet. Sur Youtube, les vidéos les plus vues lorgnent plus sur le sensationnalisme, l’humour et les lolcats que sur des intrusions dans la vie privée. Afin de calmer le jeu, le moteur de recherche interdit  l’utilisation de logiciels de reconnaissance faciale, sachant pertinemment que cette technologie sera généralisée à moyen terme. Les gens de AffDex, savent que leur moteur sera massivement utilisé.