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CityVille : un test sous la neige

Un jeu Zynga ne se teste pas en quelques jours mais en semaines, en voici 3 que CityVille est sorti et du haut de mon level 26, je peux enfin apporter mon avis sur ce triple A du social game. J’entends par AAA le budget de lancement de ce jeu simple, mais qui possède juste 67 millions de joueurs.

La ville de Sam ou comment nous donner envie de posséder

3 étapes pour augmenter la base de joueurs :

  • Ainsi, le premier stade est dédié  à la découverte du jeu : la ville grossit vite, les récompenses pleuvent, bref c’est fluide et accrocheur.
  • Puis vient le deuxième stade, dans lequel on se retrouve obligé d’inviter des amis pour construire une mairie. Il en est ainsi pour tout les bâtiments public, il faudra des amis, soit pour devenir des employés (un musée nécessite 10 amis ou 4 euros !) soit pour obtenir des matériaux indispensables à leur construction. Bref, sans amis on ne peut rien faire. Enfin rien, on peut toujours payer pour palier au manque de tous ces éléments.
  • Troisième stade, il faut fidéliser ses amis et les inciter à envoyer sans cesse des cadeaux, facteurs essentiels dans la progression du jeu. Le lien avec les amis et le désir de rendre service naît grâce à deux actions : les cadeaux bien sûr et la récolte des impôts, des champs etc… qui permet de voir l’avatar de ses amis se déplacer dans sa ville. Ainsi, on se rend plus service, plus régulièrement. Personnellement, avec 3  amis jouant presque quotidiennement et 2 comptes Facebook « fantômes », je n’ai pas eu besoin de dépenser mon argent.

Les missions créent de la frustration : joue plus encore !

Des boucles de gameplay scientifiquement réglées
Même si elles restent très classiques, on sent tout le savoir faire et les nombreux tests qui ont été nécéssaires à leur élaboration. On peut facilement rester bloqué devant son écran à attendre le prochain clic. Je construis, j’attends, je récolte. Mais deux petites différences rendent la progression plus addictive : les missions, nombreuses et permanentes et les récompenses qui tombent sous forme de caisses, pièces ou cœurs, que le joueur doit saisir et encaisser, un peu comme dans un Plants vs Zombies.

Les tarifs de la maison

Combien ça coûte ?
L’argent, c’est ce que sont censés dépenser les joueurs et Zynga donne un joli modèle de ville pour faire saliver les joueurs avec la ville de votre premier amie Samantha.
Tout cumulé, Samantha possède une ville qui vaut un peu plus d’une quarantaine d’euros (en calculant le cout d’acquisition des batiments, habitations et commerces que l’on peut acheter – je ne tiens pas compte de l’argent pour les routes, les arbres et l’énergie que l’on empoche assez facilement). 40euros pour  les bâtiments simples, mais un gratte-ciel coute 500 000 pièces d’or…ce qui équivaut à 1000 euros ! Je vous laisse le soin d’apprécier cet objet douteux.

Au delà de son gameplay huilé à la perfection, j’ai particulièrement apprécié l’aspect ville playmobile : les bateaux et le train qui se déplacent, les habitants marchants dans les rues… Certes je bloque un peu devant l’incitation permanente à payer, mais il faut bien que l’argent rentre et je suis arrivé à un stade assez avancé du jeu sans débourser quoi que ce soit, même si je reconnais y avoir passé un peu de temps !

Edit du 4 janvier 2011 : Quelques astuces pour cityville

  • Si vous voulez plus d’amis sur cityville, il suffit de poster un commentaire sur ce genre de page facebook http://www.facebook.com/CityVilleAdd
  • Avec plus de 80 millions de joueurs, il y a des groupes pour tout sur cityville, dont des groupes dédiés à l’envoi de neige pour enneiger sa cité…
  • Pour construire plus rapidement les bâtiments officiels comme la mairie ou la poste, gardez vos dollars/billets uniquement pour embaucher automatiquement du personnel
  • Pour gagner de l’énergie rapidement, il est possible de visiter les villes de ses amis, mais surtout : pensez à échanger vos collections d’objets ! Cette option se situe dans l’icône affichant une caisse et un paquet cadeau