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Critique des Sims Social sur Facebook, un banal social game ?

Après les succès mitigés de Fifa et Madden sur Facebook, le rachat de Playfish par Electronic Arts porte enfin ses fruits avec The Sims Social : 14 millions de joueurs à l’heure où j’écris ces lignes. Le jeu est bien parti pour être le plus gros succès de la firme de Redwood sur le réseau social. Succès attendu car avec 90 millions de Sims vendus toutes éditions confondues, c’est une licence phare du casual gaming.

Cependant la révolution n’est pas à la hauteur de ce qu’avait apporté le jeu lors de sa sortie en 2000. 11 ans après, l’excellent gameplay change peu et intègre seulement les tiques de Zynga : pour progresser, il faut sans cesse mendier auprès de ses amis.

Les sims sur facebook : beau et agréable à jouer

Qui a gagné des millions ?

N’oublions pas qu’Electronic Arts a racheté Playfish pour 275 millions de dollars, la start-up valait-elle vraiment ce montant pharaonique ? Avec 6 millions de joueurs des Shtroumpfs, Ubisoft a réussi à s’imposer sans le rachat d’un des fleurons américains du social gaming. A quoi donc a servi cette somme car il n’y a aucune licence « Playfish » forte et aucun gameplay original : du Zynga en moins bien là où un Kabam propose des jeux certes hardcore, mais au game design un peu plus audacieux.

Tout se collectionne pour créer des objets…comme dans CityVille

Les Sims Social : le jeu social par excellence

Oui les Sims sur Facebook est un très bon jeu, un des meilleurs car c’est celui qui épouse le mieux le réseau social. Jouer avec ses amis et construire sa maison idéale prend tout son sens avec cette simulation de vie. Le gameplay sans fin couplé avec les innombrables activités réalisables donne une vraie profondeur : son sims sera plutôt bon à la guitare, à l’écriture, à la peinture… Et surtout il peut créer de nouvelles relations avec ses amis. On se prend de suite au jeu : sa maison doit être la plus belle ou la plus originale. Les ventes d’aquarium et de jacuzzis virtuels promettent d’être démentielles. Dommage cependant que l’on ne puisse acheter que de l’accessoirisations, rien qui permette de faire gagner du temps à long terme.

 

Des dizaines de façons de « discuter » avec ses amis

La variété des relations sociales est riche : on peut devenir ami, ennemi ou amant avec ses amis. Chaque situation offre des échanges différents. Les amants pourront s’embrasser et les ennemis se faire des crasses comme uriner dans les fraises de son ami/ennemi. Il y a de quoi créer de vraies histoires avec ses avatars virtuels.
Techniquement et graphiquement, le jeu est une réussite totale. Après un court tutoriel on découvre le jeu avec des missions simples à réaliser, jamais l’écran ne croule sous les informations, jamais le joueur ne se noie devant le nombre de quêtes.

Mais trop de Zynga ?

Les Sims Social est un jeu plaisant à jouer et on est rapidement accroc, si bien que l’on dépense rapidement ses premiers facebook credits et là c’est le drame. « Mon dieu que c’est cher ! ». 6 euros la baignoire de luxe, presque 10 euros le lit à baldaquin… Les Sims3 coutent 38 euros à la Fnac et pour ce montant, j’ai accès à toutes les baignoires que je veux… En dépensant une somme équivalente dans les Sims Social, on est très loin d’avoir la richesse du jeu en boîte. Dommage.

 

Presque 10 euros pour un lit virtuel…ça pique !

Un usage limité du graph social

Chaque personne sur Facebook a renseigné ses centres d’intérêts : films, musiques, sports etc… Le jeu n’en tient absolument pas compte pour personnaliser sa maison ou son avatar. Pour 275 millions de dollars, Playfish aurait bien pu trouver une idée pour exploiter ça 🙂

Etant donné les enjeux, Electronic Arts a joué la carte de la prudence avec les Sims Social qui ne prend aucun risque,et propose un produit excellent mais un poil banal. Espérons que les prochaines mises à jour apportent un peu d’originalité !