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Social Gaming : la leçon de SuperCell

SuperCell  est un studio finlandais qui produit des social games et génère plus de 500 000 $ de CA quotidien grâce à ses deux productions : Hay day et Clash of Clans.

Clash of Clans de Supercell peut vite coûter très cher

Concevoir pour les tablettes

Hay day et Clash of Clans ont d’abord été conçus pour les tablettes, les adaptations iPhone passent après. En effet, les fondateurs de SuperCell sont d’ailleurs convaincus que les tablettes et en particulier le futur mini-ipad, moins cher que les autres versions, représentent le futur des jeux «core gamers».

Les deux jeux rapportent 500 000 $ de CA quotidien, ce qui fait 350 000$ dans les poches de Supercell après les 30% de taxe Apple. Comment est né ce succès ? Grâce au succès de Angry Birds, né lui en Finlande, SuperCell a pu lever 15 millions de $…dont 12 auprès des mêmes investisseurs que Rovio.

Des jeux parfaits

Au-delà de ces chiffres, un constat flagrant : ces jeux sont qualitativement largement au-dessus de la concurrence. Nous parlions il y a quelques mois de NimbleBit qui a connu le même type de succès, mais avec des jeux dont la direction artistique se contente de grossiers pixels et de mécaniques «à la Zynga». SuperCell propose des gameplays intéressants, complets enrobés dans des design parfaits. Si bien que Clash of Clans fait très mal aux productions Kixeyes et Kabam, réputés pour leurs productions «core gamer». En effet,  Clash of Clans est beau, d’autre part, c’est un jeu de stratégie bien plus sympathique à jouer que Kingdoms of Camelot comme en témoigne la boucle de gameplay principale :

 

Simple et captivant !

Mais un jeu pour les « baleines »

Agréable à jouer, Clash of Clans donne vite envie de progresser pour débloquer toutes les unités, notamment les dragons, pour devenir un véritable seigneur de guerre. Mais attention au joueur lambda qui va devoir débourser une fortune pour poursuivre l’aventure dans de bonnes conditions ! «Vache à lait» est le premier mot que l’on trouve dans les commentaire du jeu, des joueurs frustrés qui soulignent clairement leur mécontentement envers un jeu qui privilégie les «whales», ces joueurs qui dépensent sans compter dans les jeux en ligne.

Dur : des joueurs fidèles déçus par les mises à jours orientées « whales »


Ne devrions nous pas trouver un intermédiaire entre des biens virtuels hors de prix et un prix à l’achat unique pour profiter d’un jeu sans avoir à payer quotidiennement ? Peu de jeux proposent un abonnement, mais c’est certainement une piste à explorer.