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Zynga, le leader du social gaming, peine à convaincre joueurs et investisseurs, le cours de son action a été divisé par 3 depuis son introduction en bourse, passant de 10 à 3 $ en 8 mois. En janvier dernier, nous émettions des doutes (Zynga : un géant aux pieds d’argiles) sur l’avenir de ce studio  de jeu dont le business modèle est plus à rapprocher d’un site de poker en ligne que celui d’un pure player du jeu vidéo comme League of Legends.

Après les succès mitigés de Fifa et Madden sur Facebook, le rachat de Playfish par Electronic Arts porte enfin ses fruits avec The Sims Social : 14 millions de joueurs à l’heure où j’écris ces lignes. Le jeu est bien parti pour être le plus gros succès de la firme de Redwood sur le réseau social. Succès attendu car avec 90 millions de Sims vendus toutes éditions confondues, c’est une licence phare du casual gaming. Cependant la révolution n’est pas à la hauteur de ce qu’avait apporté le jeu lors de sa sortie en 2000. 11 ans après, l’excellent gameplay change peu et intègre seulement les tiques de Zynga : pour progresser, il faut sans cesse mendier auprès de ses amis.

Le social-gaming est en passe de faire de Zynga la société la plus rentable de tous les temps et les éditeurs de jeux vidéo classiques tentent par tous les moyens de rattraper leur retard pris sur les réseaux sociaux : certains font mine d’ignorer ce nouveau marché, d’autres investissent massivement…  Alors qui se donne le plus de chances pour récupérer les millions de joueurs qui sont tombés dans les mains machiavéliques de CityVille ?