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Zynga, le leader du social gaming, peine à convaincre joueurs et investisseurs, le cours de son action a été divisé par 3 depuis son introduction en bourse, passant de 10 à 3 $ en 8 mois. En janvier dernier, nous émettions des doutes (Zynga : un géant aux pieds d’argiles) sur l’avenir de ce studio  de jeu dont le business modèle est plus à rapprocher d’un site de poker en ligne que celui d’un pure player du jeu vidéo comme League of Legends.

Kabam est une start-up qui a profité de l’explosion du social gaming sur facebook pour lever 125 millions de dollars. Son originalité est de cibler les hardcores gamers  présents sur le réseau social avec des jeux comme Dragon of Atlantis ou EdgeWorld. Après avoir exporté ses jeux sur Google Games, Kabam les rendra également disponibles sur la plate-forme de jeu Kongregate. Une stratégie qui a pour but de casser son indépendance à facebook et faire marcher la start-up sur la terre des webgames.

Faire des jeux sur Facebook devient de plus en plus compliqué, de nombreux éditeurs expérimentés y rencontrent des échecs à répétition. La concurrence exacerbée, faussée même par le monopole de Zynga, des utilisateurs lassés de jouer au même jeu, des productions et des coûts d’acquisition de plus en plus élevés sont autant de facteurs bouchant ce marché.

Après un décollage en fanfare, les Sims Social connaissent actuellement une hémorragie de joueurs : 9 millions de joueurs quotidiens début aout, 6 millions début novembre.  Ces chiffres restent excellents et le jeu, même s’il n’aura pas réussi à détrôner CityVille, aura prouvé que Zynga n’est pas le seul développeur de social games capable de créer des hits de plusieurs dizaines de millions d’utilisateurs. Alors comment expliquer cette baisse de joueurs ? Une partie de la solution se trouve dans le contenu proposé. Il y a actuellement deux grandes catégories de jeux sur Facebook : les puzzles games (Diamond Dash, Bejewled) et les jeux de gestions (FarmVille). Qu’est ce qui les fait durer ?

La publicité n’est pas aimée et subit une crise de confiance : 1 français sur 3 se déclare publiphobe, 83% des internautes jugent la publicité en ligne envahissante. Devant ce constat d’échec, la communication se remet en cause et cherche des solutions pour regagner l’intérêt des consommateurs. Les réseaux sociaux et la relation personnalisée qu’ils proposent font partie des solutions, tout comme le contenu de marque, plus communément appelé « brand content ».

Contrôler un objet réel à partir d’un jeu Facebook, c’est ce que propose Ariel Fashion Shoot. Une cage en verre installée dans la gare de Stockholm protège un canon qui tire de la sauce sur des vêtements blancs. Canon directement contrôlé par des joueurs situés à des kilomètres de là, derrière leur écran d’ordinateur. Le gameplay reste simple : on contrôle le canon à l’aide de la souris, comme dans un FPS, le but étant de tâcher un maximum d’habits…qui seront tous nettoyés grâce à l’incroyable efficacité de la lessive.