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Après les succès mitigés de Fifa et Madden sur Facebook, le rachat de Playfish par Electronic Arts porte enfin ses fruits avec The Sims Social : 14 millions de joueurs à l’heure où j’écris ces lignes. Le jeu est bien parti pour être le plus gros succès de la firme de Redwood sur le réseau social. Succès attendu car avec 90 millions de Sims vendus toutes éditions confondues, c’est une licence phare du casual gaming. Cependant la révolution n’est pas à la hauteur de ce qu’avait apporté le jeu lors de sa sortie en 2000. 11 ans après, l’excellent gameplay change peu et intègre seulement les tiques de Zynga : pour progresser, il faut sans cesse mendier auprès de ses amis.

Le blog de Google a enfin fait l’annonce tant attendue : les jeux sociaux seront très bientôt disponibles sur Google+. Zynga, Wooga, PopCap, Playdom et Rovio seront les premiers développeurs sur la plate-forme sociale de Google. Angry Birds, Bejewled Blitz, City of Wonder ou encore Zynga Poker font partie des heureux élus. Google annonce qu’il n’a pas l’intention de polluer les flux d’actualités des utilisateurs avec des demandes de cadeaux ou des invitations, il sera donc plus facile que sur Facebook d’ignorer ces informations. Un frein pour la viralité mais un soulagement pour les personnes qui n’ont aucun intérêt pour le social gaming.

L’industrie du jeu vidéo classique est en crise au Japon, faute de réussir à produire des succès internationaux. SquareEnix recycle sa licence Final Fantasy jusqu’à écœurement et panse encore ses blessures suite à l’échec de la version MMORPG (Final Fantasy Online). Mais dans l’univers du jeu social, les créateurs nippons sont très bien placés, notamment grâce aux plate-formes de jeux mobiles Mobage et Gree. Ces sociétés rencontrent tellement de succès qu’elles attirent les plus grands noms du jeu vidéo japonais et préparent leur arrivée sur iOS.

Les jeux sociaux exploitent de nombreuses statistiques issues de l’observation de leurs centaines de millions d’utilisateurs. Chaque clic est disséqué et analysé. Nous avons déjà abordé une partie de ces metrics (MAU -Monthly Active Users- et CPA -Cost of Acquisition-) dans un article au début de l’année. Abordons maintenant la suite :

Entrée en bourse de Zynga, arrivée de Onlive sur Facebook, levée de fond pour un développeur de social games « hardcore », les choses bougent et se structurent dans le monde du social-gaming.

Le gameplay évolue

Tous comme Zynga ? Plusieurs sociétés ne cherchent plus à faire du zynga-like, à commencer par Playfish qui déclare que cloner des jeux ne se révèlera pas payant à long terme car le consommateur se lassera. C’est aussi l’avis de Playdom qui annonce l’arrivée prochaine de nombreuses nouvelles IP originales. A ce titre, on peut saluer l’expérience différente que propose N.O.V.A. Near Orbit Vanguard Alliance (de GameLoft), un jeu de tir entièrement en 3D sur le réseau social, Monster Galaxy qui est un Pokemon-like et enfin les jeux de Kabam.

Les dramatiques évènements qui ont suivi le séisme au Japon ont fait de nombreuses victimes, des milliers de sans-abris et les effets de cette catastrophe seront encore présents durant des nombreux mois. Dans ce contexte difficile, de nombreux appels aux dons ont été lancés par les ONG traditionnelles, mais également par des acteurs plus étrangers à ce type d’actions : l’industrie du jeu vidéo. Parce que le Japon est la terre de Mario ?

Entre 7 et 10 milliards de dollars pour Zynga, soit 1/5 de Facebook, voici la valorisation de ce géant du Web qui a embauché 800 personnes l’année dernière pour atteindre désormais 1500 employés. Le leader du social-gaming représente une société qui vaut plus qu’Electronic Arts et ses licences comme NFL, Fifa, Sims… qui est deux fois moins valorisé à « seulement » 6 milliards de dollars. Les studios de développement classiques ne font pas le poids face un développeur de jeu web tout juste créé. Trop injuste pour des sociétés qui misent tout sur la technologie et la création de licences hollywoodiennes.

Lors d’un précédent article consacré au game design dans les social games, j’ai évoqué succinctement les mécaniques sociales sur lesquelles ces jeux se basent. Ces mécaniques inhérentes au social-gaming, comme les invitations, les publications, les demandes sont essentielles au succès d'un jeu sur Facebook. A  partir du cas CityVille, voici les leviers que l’on peut utiliser pour augmenter et fidéliser sa base de joueur.