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Zynga : une entrée en bourse en demi-teinte

Zynga, le géant du social-gaming a été introduit en bourse il y a moins d’une semaine. Cette introduction a donné lieu à de nombreux débats sur son éventuelle surévaluation. En effet Zynga, âgé de seulement quelques années, était plus valorisé que des sociétés comme Electronic Arts (FIFA12) ou Take Two (GTA). A l’heure où les cartes facebook credits entrent dans les magasins, retour sur le studio qui est en train de changer le jeu vidéo.

Sous le feu des critiques

Zynga s’est attiré en quelques années le mépris de ses paires. Ce que Mark Pincus, son fondateur, ignore, car il ne considère pas sa société comme un studio mais comme une entreprise du web qui mise tout sur son marketing.

  • La première cible de ses attaques est la mécanique de ses jeux, tous les games designer ont pointé ces systèmes de clics simplistes et addictifs, créant plus de frustration que de fun. Poussant certains à développer Cow Clicker, une parodie de FarmVille dans laquelle il faut cliquer sur des vaches à des heures précises pour gagner des points.
  • Autre problématique : sa dépendance à Facebook et son retard sur les supports mobiles.
  • Ensuite viennent les critiques concernant le CEO en personne, accusé d’être un tyran. De nombreux articles pointent le management « inhumain » de la start-up (8 à 18 heures de travail par jour, 5 à 7 jours par semaine), qui exigerait de sacrifier la vie personnelle au profit du studio..
  • Enfin, le modèle des jeux sociaux tend à s’essouffler : monétisation de plus en plus faible, cycle de vie des jeux de plus en plus court. Comme le prouve la courbe de vie de Mafia Wars 2 : 18 millions de joueurs fin novembre, 6 millions fin décembre.

Indiana Jones travaille pour Zynga

 

Une IPO en demi-teinte : Zynga déjà moins valorisé que EA

Qu’importe ces critiques pour le moment : l’entreprise a réalisé la plus grosse introduction en bourse d’une entreprise du web depuis celle de Google et possède tout de même 220 millions de joueurs mensuels.

Mais la réalité a déjà rattrapé Zynga : de 7 milliards lors de son entrée en bourse, sa capitalisation boursière est « tombée » à 6,1milliards…contre 6,7 milliards pour Electronic Arts.

Ce n’est peut être que temporaire, mais pour les amoureux du jeux vidéo, c’est un petit soulagement de voir que des licences comme Dead Space, Mass Effect ou même Fifa, avec tous les talents qui les ont développés, valent plus que du jeu de clic…