Comment améliorer le storytelling interactif ?

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Comment améliorer le storytelling interactif ?

Comment améliorer le storytelling interactif ?

La différence entre l’expérience de lecture d’un magazine et d’un site web est faible, seul l’aspect social (partage twitter, commentaires) donne un avantage au web. Mais l’aspect interactif est bien souvent oublié.Comment rendre un site web plus interactif et plus vivant ? Comment exploiter au maximum les capacités du monde numérique ? Les reportages et infographies interactives du New York Times répondent en partie à ce défi, de plus, le succès d’applications comme 94 degrés sur iPhone ou Criminal Case sur Facebook montrent que l’on peut mélanger connaissances et mécaniques de jeux simples.

Au coeur du dispositif : une histoire

Snow Fall The Avalanche at Tunnel Creek, l’infographie des attentats du marathon de Boston : le New York Times réalise de nombreux articles interactifs et augmentés autour de thèmes d’actualité ou bien d’histoires fortes comme dans le cas de l’avalanche de Tunnel Creek qui profite d’un excellent storytelling. La force de ces dispositifs tient en grande partie grâce à l’effort fourni dans les illustrations et photos proposées, toutes de qualité et offrant une excellente immersion dans l’histoire.

La durée de l’expérience influence fortement la participation des lecteurs, c’est d’ailleurs ce qui explique le succès des articles du type « les 10 meilleurs hamburgers » synonymes de contenu rapide à lire et facile à digérer. Nous pouvons comparer la durée de cette lecture à une partie de casual game, c’est à dire entre 3 et 15 minutes… avec un privilège pour les expériences courtes car l’idée n’est pas de proposer un web-documentaire, mais bien une manière différente de vivre sa lecture en ligne.

Industrialiser la réalisation

Le lecteur n’a pas le temps ni l’envie de faire un effort pour comprendre les règles du jeu. Il vient avant tout chercher une information, pas jouer. Ainsi les mécaniques de jeu doivent être optionnelles et faciles à comprendre. Et il existe actuellement plusieurs applications entre le jeu et l’apprentissage qui proposent un gameplay simple. Se coucher moins bête, 94 degrés et même les jeux d’objets cachés répondent à cette problématique.

Ces gameplays ont l’avantage d’être duplicables et de laisser une place majeure au contenu. A titre d’exemple, les créateurs de Criminal Case possèdent une équipe de 7 scénaristes qui écrivent des enquêtes dans ce jeu d’objets cachés. Au final c’est le contenu qui renouvelle l’expérience de ce social game, la forme restant la même, le storytelling faisant le reste.

Améliorer l’expérience de lecture digitale est essentielle pour être un vrai média digital**, il est certes intéressant d’être sur tous les supports mais** ce sondage sous forme papier dans un article du Monde montre qu’il y a encore beaucoup de chemin à faire pour enrichir la lecture numérique.

Les ingrédients d’un bon storytelling interactif

D’après notre expérience, un dispositif interactif réussi repose sur quelques principes simples plus que sur la prouesse technique. Le premier, c’est la primauté du contenu : l’interaction sert l’histoire, elle ne la remplace pas. Le scroll, l’animation, la carte cliquable ou le mini-jeu n’ont d’intérêt que s’ils font progresser la compréhension ou l’émotion. Quand l’effet visuel devient une fin en soi, le lecteur décroche.

Le deuxième principe, c’est le rythme. Un récit interactif efficace alterne des temps de lecture, des temps de découverte et des respirations. C’est ce qui distingue une longue page qui défile d’une véritable expérience. Le troisième, c’est l’accessibilité de la mécanique : comme nous le rappelions plus haut, le lecteur vient chercher une information, pas apprendre des règles. Toute interaction doit être comprise en quelques secondes, sans tutoriel.

Enfin, la cohérence sur tous les supports. Une expérience pensée pour un grand écran s’effondre souvent sur mobile si l’on n’a pas anticipé la lecture au pouce et les connexions lentes. Cette exigence rejoint directement les bonnes pratiques d’ergonomie que nous appliquons au rôle de l’UI et de l’UX dans une interface performante.

Comment nous abordons un projet de récit interactif

Nous commençons toujours par le fond avant la forme. Concrètement, cela veut dire écrire le scénario et identifier les moments forts du récit avant de décider quelles interactions méritent d’être développées. Choisir l’interaction d’abord, c’est risquer d’habiller un contenu qui n’en avait pas besoin.

Vient ensuite le choix des mécaniques. Nous privilégions des dispositifs duplicables, comme l’illustre l’exemple des jeux d’objets cachés : une même structure permet de produire plusieurs épisodes en ne changeant que le contenu. Cette logique réduit fortement le coût des contenus suivants et c’est souvent ce qui rend un format viable dans la durée.

Puis le prototypage : une maquette légère, testée auprès de quelques lecteurs réels, révèle très vite ce qui fonctionne et ce qui freine. C’est une étape peu coûteuse qui évite de développer une expérience complète sur une intuition fausse. Enfin l’intégration technique, où nous veillons aux performances : un récit interactif lourd à charger perd ses lecteurs avant même la première interaction. Cette démarche s’inscrit dans notre approche plus large de la conception d’applications web sur mesure.

Ce qui fait varier l’effort et le budget

Plusieurs facteurs déterminent l’ampleur d’un projet de storytelling interactif. La richesse des médias d’abord : des illustrations et photographies de qualité, comme dans les reportages cités plus haut, représentent une part importante du travail et du coût. La complexité des interactions ensuite : un récit qui défile avec quelques animations n’a rien à voir, en charge de développement, avec un dispositif intégrant de véritables mécaniques de jeu et une logique de progression.

La quantité de contenu joue aussi : un format pensé pour être renouvelé régulièrement demande un investissement initial plus élevé dans l’outil de production, mais coûte ensuite moins cher par épisode. Enfin, le nombre de supports visés : viser un rendu impeccable sur ordinateur, tablette et mobile multiplie les cas à tester. Comme souvent dans nos projets, le bon dosage dépend de votre objectif : marquer les esprits sur une opération ponctuelle, ou installer un format éditorial durable.

Les pièges à éviter

Le piège le plus fréquent, c’est l’interaction gratuite : ajouter du mouvement et du clic parce que c’est possible, au détriment de la lisibilité. Le deuxième, c’est la durée mal calibrée. Comme nous le soulignions, l’expérience gagne à rester courte, entre quelques minutes et un quart d’heure ; vouloir produire un web-documentaire exhaustif fait fuir une audience venue pour une lecture rapide.

Le troisième piège est technique : négliger le poids des médias et les performances mobiles. Une expérience splendide mais lente est une expérience que personne ne termine. Le quatrième, c’est d’oublier l’accessibilité (contrastes, navigation au clavier, alternatives textuelles) qui conditionne la portée réelle du dispositif.

Concrètement, pour vous, un storytelling interactif bien construit augmente le temps passé sur le contenu, renforce la mémorisation du message et différencie votre publication de la masse des articles classiques. Mais ce résultat tient à la justesse du dosage entre récit et interaction, bien plus qu’à l’accumulation d’effets.

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez échanger sur votre processus site ou de la mise en place d'un dispositif interactif pour accompagner vos visiteurs en ligne, contactez l’agence digitale créative Digiworks ou retrouvez plus en détails toutes nos offres de gamification et dispositifs digitaux (Serious Game, Gamification, Conseil, Développement de nouveaux outils…).

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