Dans quelles situations un serious game est-il le plus utile ?
Le serious game est particulièrement adapté lorsque vous souhaitez faire évoluer les comportements ou ancrer des pratiques dans des contextes parfois complexes ou sensibles.
Il intervient là où une simple ressource e-learning ne suffit plus et où vous avez besoin d’une expérience engageante et directement actionnable.
Formation et développement des compétences
Le jeu sérieux est un excellent levier pour la formation et la montée en compétences. Il permet, par exemple, d’apprendre à utiliser un nouvel outil ou un nouveau process dans un environnement sécurisé, sans risque pour votre activité.
Il offre également un cadre idéal pour renforcer les compétences commerciales à travers un simulateur de vente, qui met le collaborateur en situation face à un client virtuel. C’est aussi un support pertinent pour travailler les soft skills, comme la posture managériale, la communication ou la gestion de conflits, en confrontant l’utilisateur à des scénarios réalistes où chaque choix a des conséquences.
Sensibilisation et gestion du changement
Ces dispositifs s’avèrent particulièrement utiles pour accompagner des programmes de sensibilisation et de transformation des comportements. Un serious game ciblé peut aider à faire adopter des écogestes au travail ou de nouvelles habitudes liées à votre stratégie RSE, en rendant ces sujets concrets, ludiques et motivants.
Il facilite également la mise en pratique de nouvelles politiques internes qui peuvent être perçues comme abstraites. Enfin, il permet de préparer vos équipes à des situations de crise ou à des scénarios à risque, en simulant des cas complexes et en leur donnant l’occasion de s’entraîner à prendre les bonnes décisions.
Onboarding et culture d’entreprise
Dans le cadre de l’onboarding, un serious game permet d’accueillir vos nouveaux collaborateurs au sein d’un univers immersif qui met en scène vos valeurs, vos métiers et vos règles de vie. Plutôt que de découvrir l’entreprise à travers un simple livret d’accueil ou une présentation descendante, le collaborateur devient acteur de son intégration.
Un parcours d’intégration ludique lui donne envie de s’impliquer dès les premiers jours, de mieux comprendre le fonctionnement de l’organisation et de se projeter dans son rôle.
Un serious game devient ainsi particulièrement pertinent lorsque vos enjeux nécessitent bien plus qu’un support d’e-learning classique : vous recherchez une expérience qui engage réellement vos publics, qui facilite le passage à l’action et qui contribue à faire évoluer durablement les comportements.
Quand le serious game n’est pas la bonne réponse
Par honnêteté, il faut le dire : le serious game n’est pas la solution à tout. Si votre besoin se limite à diffuser une information factuelle, à faire signer une procédure ou à transmettre une donnée qui ne demande aucune mise en pratique, un support écrit ou une vidéo courte feront mieux l’affaire, plus vite et pour moins cher. Le jeu trouve sa valeur dès qu’il y a un comportement à entraîner, une décision à exercer ou une résistance à lever. À l’inverse, mobiliser un dispositif ludique pour un simple « à savoir » risque de paraître disproportionné, voire infantilisant. Nous le disons toujours en cadrage : l’intérêt d’un serious game se juge à l’écart entre lire une consigne et savoir l’appliquer sous pression. Plus cet écart est grand, plus le jeu est pertinent.
Les signaux qui indiquent qu’un serious game s’impose
Concrètement, certains signaux reviennent souvent dans les projets où le jeu apporte le plus de valeur. Vous constatez que vos formations classiques sont suivies mais peu appliquées sur le terrain. Vos collaborateurs « savent » mais n’adoptent pas les bons réflexes au bon moment. Un changement (nouvel outil, nouvelle organisation, nouvelle réglementation) suscite des résistances ou de l’indifférence. Vous devez homogénéiser une pratique sur plusieurs sites ou plusieurs équipes. Vous cherchez à dédramatiser un sujet sensible que personne n’a envie d’aborder frontalement. Dès que plusieurs de ces signaux se combinent, le serious game cesse d’être un gadget pour devenir un levier. La question de surmonter les résistances au changement illustre bien ce type de contexte.
Un exemple de situation à fort enjeu
La gestion de crise est un cas où le jeu prend tout son sens. On ne peut pas attendre une vraie crise pour vérifier que les bons réflexes sont en place, et une simple note de procédure ne prépare pas réellement à l’urgence. Un serious game permet de confronter les équipes à des scénarios complexes, de leur faire vivre les conséquences de leurs décisions et de recommencer sans risque réel. C’est exactement ce que nous explorons autour des serious games pour la gestion de crise, où l’entraînement répété dans un cadre sécurisé fait la différence le jour où la situation devient réelle.